
Les campagnes de promotion ont payé. On estime le taux d’occupation dans les hôtels à 3 % de plus que l’année dernière pour le mois de décembre.
Le nombre d’arrivées devrait bientôt atteindre la barre des 900 000. Petits, moyens, grands… Tous les hôteliers, ou presque, affichent la satisfaction. Selon les premières indications, le taux d’occupation pour le mois de décembre 2007 est estimé à «un peu plus de 80 %» comparativement aux 77 % de décembre 2006.
Cela grâce, en partie, à «une meilleure occupation durant la première quinzaine de décembre». Du côté de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM), on soutient que «certains hôtels ont même arrêté leurs ventes pour cette période depuis quelque temps déjà car ils sont remplis ou projettent d’être remplis».
Richard Ramasawmy, directeur de communication chez Naïade, précise que «certains hôtels affichent même complet jusqu’à février ou mars. Ceux qui ont réservé pour la période de décembre et janvier l’ont fait il y a plus de six mois». Les retardataires sont prévenus pour l’année prochaine.
Ce taux d’occupation confirme, selon Patrice Legris, directeur de l’AHRIM, «la tendance existante depuis le début de l’année 2007».
Une croissance que les hôteliers attribuent aux grandes campagnes de promotion qui ont suscité un engouement pour la destination Maurice mais aussi à l’ouverture de l’espace aérien et à la qualité des services fournis.
Les touristes viennent découvrir, certes, mais ils sont aussi nombreux à être des fidèles de la destination. «Internet y est pour beaucoup» Samad Khodabocus, coordonnateur de l’Association des hôtels de charme, souligne, lui, qu’«en période de pointe (peak season), comme c’est le cas en décembre, les hôtels affichent complet en général».
Les petits et moyens hôtels qui tablent davantage sur les touristes réunionnais ont certes profité des campagnes de promotion de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) mais également d’Internet. «Internet nous a permis d’atteindre davantage de clients potentiels. La plupart des hôtels de notre association, une trentaine, affichent un fort taux de remplissage jusqu’à la mi-janvier et Internet y est pour beaucoup», dit Samad Khodabocus.
L’an dernier, certains hôtels s’étaient même retrouvés en situation d’«overbooking» et ils avaient dû, comme le souligne Patrice Legris, «faire preuve d’imagination pour gérer la situation».
L’on se souvient de l’initiative du groupe Naïade qui avait affrété le Mauritius Trochetia pour le réveillon afin d’accommoder ceux qui n’avaient pu trouver de place dans les hôtels. Cette période étant critique, si ce n’est cruciale, est-ce bien judicieux de la choisir pour entreprendre la rénovation ou la démolition d’un hôtel, privant ainsi l’industrie de chambres ?
Du côté du groupe Naïade, qui a entrepris «la transformation complète» de l’hôtel Les Pavillons, on se veut rassurant. Certes, les 149 chambres de l’hôtel Les Pavillons sont hors-circuit mais les 214 du Tamassa seront disponibles à partir du 15 décembre. «Le projet concernant Les Pavillons avait été identifié depuis longtemps.
On l’aurait fermé à une autre date, on aurait raté la fin de l’année alors que là, on prévoit l’ouverture en décembre 2008. Ce qui cadrera avec la période de fin d’année 2008», précise Richard Ramasawmy. «Touriste cherche chambre désespérément…» On n’en est pas encore là. Mais cela pourrait bien arriver.
La barre des 900 000 touristes devrait bientôt être atteinte et un nombre limité de quelque 10 800 chambres disponibles.
Pour accommoder les deux millions de touristes tant espérés d’ici 2015, il faudrait, selon l’AHRIM, entre 13 000 et 14 000 chambres supplémentaires. Patrice Legris, directeur de l’AHRIM précise qu’«un plan stratégique est indispensable pour envisager l’avenir. Il est actuellement en train d’être finalisé par le gouvernement».
Valérie OLLA
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